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Opération coeur de ville

   Opération Coeur de Ville

 


 

 

Les années passant, nous sommes nombreux à faire le constat que le centreville du Vigan, notre espace commun, ne cesse de se dégrader, de se dépeupler, de perdre son attractivité : les commerces ont abandonné les ruelles pour s’implanter sur l’axe principal constitué notamment par la place du Quai ; beaucoup d’immeubles ont vu ternir leurs façades et leurs intérieurs ; tout le noyau urbain a perdu de sa vitalité. Or, on sait bien que quand un « coeur de ville » s’affaiblit, la ville tout entière perd un peu de son âme.


Comme cela avait été annoncé dans le Petit Journal du Vigan, l’équipe municipale a fait du lancement du plan de rénovation du centre ancien l’un des projets prioritaires de son mandat, avec l’objectif de modifier l’aspect des rues et des ruelles, de recréer une mixité sociale, de redonner aux commerçants et aux familles l’envie de s’y installer, et à tous le plaisir d’y flâner à toute heure.

 

Cette opération est ambitieuse, parce qu’il en va de l’avenir de tout notre « pays ».

Si elle est initiée et conduite par les élus de la ville du Vigan, cette opération nous concerne tous : les habitants de la commune, mais aussi les habitants et les élus de l’intercommunalité, puisque l’affaiblissement d’un bourg comme le nôtre met à mal le « pays » tout entier.

 

Pour mener à bien ce programme, l’équipe municipale devra inscrire sa réflexion dans une vision très globale puisqu’il s’agira tout à la fois de réhabiliter l’habitat insalubre, d’inciter à la rénovation de l’habitat privé, de favoriser l’implantation d’activités commerciales et artisanales (même pour la seule période estivale), d’aider à la rénovation des devantures, de restaurer la voirie, de remplacer l’éclairage public et la signalétique, de créer et d’aménager des espaces verts, d’offrir toujours plus de places de stationnement… sans jamais perdre de vue que ce cœur de ville doit redevenir un lieu attractif où il fait bon vivre.

 

Une opération de cette envergure exige des outils adéquats et des aides financières suffisantes. Pour réaliser les ambitions que nous avons tous pour l’avenir de notre ville et pour jouer un rôle fédérateur entre tous les partenaires, la municipalité du Vigan a engagé les trois études suivantes :

1. un programme « fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce »

2 . un « programme national de requalification des quartiers anciens dégradés »

3. un programme sur les « modes de déplacement doux »

Trois programmes que nous présentons ici sous forme d'articles. 

 

 
Déplacements doux

Modes de déplacement

 


 

 

De nouveaux modes de déplacement


Aucune rénovation urbaine ne peut être menée sans que soient repensées également la requalification des espaces publics et la gestion des modes de déplacement.

Parce que nous ne vivons plus aujourd’hui comme il y a vingt ans, notre ville doit, tout en s’adaptant aux besoins de ses habitants, promouvoir les modes de déplacement « doux » (vélo et marche à pied), moins polluants et moins bruyants, et qui améliorent la qualité de vie de tous.


Un programme d’étude spécifique

Ce programme est subventionné par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) et porte sur l’intégralité des voies de circulation dans notre commune. Après un bilan sur les dysfonctionnements et les problèmes majeurs de circulation, il propose une réorganisation complète de nos voies.


Les modes de déplacement

Si la voiture est depuis longtemps le mode de transport le plus utilisé, nous sommes nombreux aujourd’hui à juger que le temps est venu de privilégier les déplacements doux : vélos, rollers, piétons, trottinettes. De nombreuses expériences menées en France comme à l’étranger, et bien souvent réussies, nous donnent à réfléchir.


Sécurité et équipements

Privilégier des modes de déplacement doux est une chose : encore faut-il pouvoir se déplacer en toute sécurité. Il s’agira donc :

- de sécuriser les cheminements piétonniers : marquages au sol, contrôle des voitures en stationnement sauvage ;

- de développer des axes sécurisés : vitesse limitée à 30 km/h, séparation de l’espace entre les différents modes de déplacement, les voies de circulation et le stationnement ;

- de renforcer la sécurité aux carrefours pour les traversées de chaussées ;

- de revoir l’aménagement des trottoirs : abaissements, potelets, bandes podotactiles… ;

- d’installer des « arceaux », points d’attache pour le stationnement des vélos, à l’entrée des établissements scolaires et à proximité de tous les services publics ;

- de réfléchir à la réalisation de pistes cyclables ;

- d’informer au mieux tous les utilisateurs : panneaux, plans du réseau…


Et la voiture ?

Il n’est évidemment pas question de nier une réalité : la voiture n’est pas prête d’être détrônée, surtout dans une région comme la nôtre. Si cette étude privilégie les modes de déplacement doux, elle étudiera donc également la place de la voiture au coeur de notre cité, le redimensionnement des voies, la création de places de stationnement à proximité du centre ancien, le sens des circulations et la mise en adéquation des voitures, des vélos et des piétons pour que chacun trouve sa place.