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Entrée dans l'histoire

L'entrée dans l'histoire

 


 

 

La mise à jour, en 2009, sur le causse de Blandas, d'une grotte unique par la richesse et la variété de son contenu (menhir gravé, vases, ossements humains, ornements pariétaux) nous rappelle l'ancienneté de l'occupation humaine de la vallée de l'Arre, des grands causses et de la bordure cévenole.

Cette découverte, qui ramène 5000 ans dans le passé, nous donne le premier jalon de notre histoire viganaise. Vers – 5800 ans av. J.C., la révolution néolithique, « nouvel âge de la pierre », voit les chasseurs-cueilleurs de la préhistoire abandonner les grottes et abris sous roches et prendre possession de la région pour vivre de l'agriculture et de l'élevage dans des habitats de plein air.
A partir de ce moment, des vagues successives d'installation ou de colonisation amènent dans la région diverses populations attirées notamment par les richesses minières. Au IIIe siècle av. J.-C. lorsque les Volques Arécomiques, arrivant des régions danubiennes, s'installent dans la région, le pays est habité par des Ibères qui participent aux échanges commerciaux qui se font entre la montagne et le littoral où les Grecs avaient créé des établissements à Lattes ou Agde.
Les Volques vivaient dans des cabanes groupées en villages. Selon Pierre Gorlier : « il est probable qu'un de ces villages existait à l'endroit où est bâti aujourd'hui Le Vigan ».
La conquête romaine au IIe siècle av. J.C. amena l'amélioration des voies de communication dont la voie des Rutènes qui reliait Nîmes (Nemausa) à Rodez (Segodunum) en passant par Le Vigan où un gué permettait de traverser l'Arre. C'est de cette époque que pourrait dater le premier témoignage épigraphique de l'existence du Vigan. Une stèle trouvée à Nîmes porte en effet l'inscription Avicanto. Avicantus pouvait être un ruisseau divinisé, un dieu protecteur qui aurait donné son nom à la localité, la plus ancienne forme connue du nom de la ville étant Locus de Vicano (1050).
Il faut attendre la fin de l'empire romain et la formation des royaumes barbares aux V et VIe siècles pour voir naitre une entité territoriale dont Le Vigan serait le centre. En 533, le Franc Théodebert fit du Pagus Arisitensis un évêché qui dépendait de l'évêque de Metz, l'évêché d'Arisitum. De nombreuses hypothèses ont été émises sur la localisation du siège de cet évêché. La découverte en 1976, dans le quartier des Basses-Combes au Vigan, d'une nécropole d'époque mérovingienne a permis à l'historien Jean-Bernard Elzière de confirmer qu'Arisitum était bien situé sur l'emplacement actuel du Vigan. Il rejoint ainsi l'hypothèse de Germer-Durand qui en 1868 faisait du Vigan, et plus précisément du quartier de Saint-Euzéby à deux pas des Basses-Combes, le siège de l'évêché d'Arisitum.
Du VIe au Xe siècle, la région du Vigan subit les contrecoups des troubles qui accompagnent les grandes invasions puis la poussée du monde musulman. Carrefour entre le nord et le sud, L'Europe et la Méditerranée, elle est l'enjeu des luttes entre Francs et Wisigoths, puis entre Francs et Musulmans. Cette période agitée voit la disparition de villages et la dépopulation du territoire qui, initialement rattachés à la Septimanie, passe au milieu du Xe siècle dans les biens des comtes de Toulouse.