Le Mont Aigoual

Le mont Aigoual forme un vaste hémicycle montagneux qui borne, vers le nord, l’horizon de la plaine languedocienne. Dominé par un sommet qui s’élève à 1567 m, entre granit et schiste, il est coiffé d’une forteresse qui abrite une des dernières stations météorologiques d’altitude habitées en Europe. Au sud, les schistes ont été profondément entaillés par l’Hérault, dont le tracé suit une faille, orienté sud-ouest. Le domaine forestier de l’Aigoual résulte d’une véritable restauration écologique, mené au XIXe siècle par l’administration forestière notamment Emile Deuxdeniers, pour le versant lozérien, et Georges Fabre, pour le versant gardois.

L’Observatoire du Mont Aigoual

Sa construction s’inscrit, à la fin du XIXe siècle, dans le cadre du projet visant à installer au sommet de certaines montagnes des bâtiments en dur permettant de procéder toute l’année à des observations scientifiques. Commencés en 1887, les travaux ne s’achèvent qu’en 1895. Bâti par l’administration forestière avec le concours financier de sociétés savantes, l’édifice a été aménagé pour loger en permanence un observateur et un chef de triage, dont la tâche était de collecter et de transmettre des données climatiques au Bureau central de météorologie. Comportant quelques pièces d’habitation et des bureaux, l’Observatoire offrait aussi un abri aux chercheurs venus observer notamment les effets du reboisements sur l’écoulement des eaux et la dynamique des bassins versants.

In, Parc National des Cévennes, Encyclopédie du Voyage, Gallimard.